Fénelon était un homme d'église,
théologien et écrivain
Fénelon était homme d'Église,
théologien et écrivain. Il naquit le 6 aout
1651 à sainte Modane au château de Fénelon
sous le nom de François de Salignac de la
Mothe.
Un précepteur lui fut attribué
au château. Ce dernier lui enseigna le grec
ancien et l'étude des classiques. Muni de
cette solide formation, à l'âge de 12 ans, il
entra à l'université de Cahors étudier la
rhétorique et la philosophie.
Il émit le désir de se
consacrer à l'Église et son oncle Antoine de
Fénelon l'envoya au Collège du Plessis où l'on
enseignait de la même façon qu'à la Sorbonne.
Plein de talent, Fénelon prêcha dès l'âge de
15 ans.
Il étudia ensuite au Séminaire
St Sulpice puis, jeune prêtre, on lui confia
la charge de directeur de L'institut des
Nouvelles Catholiques, un internat pour jeunes
filles nouvellement converties. Dès lors il
écrivit "Traité de l'éducation des filles".
Bossuet l'ayant recommandé,
Louis XIV l'envoya en mission au Poitou.
En 1685, il attira l'attention
en écrivant "Traité de l'existence de Dieu" et
"Dialogues sur l'éloquence".
Il fit la connaissance de
Madame de Maintenon, seconde épouse de Louis
XIV et il en fut très impressionné. Il devint
par la suite son directeur spirituel, puis
précepteur du jeune duc de Bourgogne, petit
fils du roi.
Il devint influent à la cour
et fut accepté à L'Académie Française.
Pour son jeune élève, il
écrivit des histoires amusantes. Des fables,
puis "Aventures d'astinous et les "Dialogues
des morts modernes", mais surtout un récit
d'aventures et de voyages, "Les aventures de
Télémaque, fils d'Ulysse".
Bossuet qui pourtant l'avait
recommandé devint son plus farouche adversaire.
En 1694, il s'était opposé à Fénelon à propos
du Quiétisme puis en appela au Pape lors de
l'édition de Explication des maximes des
saints sur la vie intérieure.
Fénelon n'avait pas publié son
Télémaque, mais un serviteur lui ayant dérobé
le manuscrit, on en fit des copies et le roman
circula un peu partout. On vit dans ce roman
une critique sur la politique du roi et
Fénelon perdit son poste de précepteur et fut
banni de la cour.
Il habita en Belgique un
certain temps, puis il se retira dans son
archevêché de Cambrai, cessa toute activité
théologique et politique pour ne s'occuper que
du bien-être de ses fidèles et de bienfaisance.
Il écrivit de nombreux ouvrages, mais après la
mort du duc de Bourgogne, son élève, Louis XIV
fit brûler tous ses travaux restés dans les
papiers du Duc.
Fénelon mourut le 8 janvier
1715.
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