Madame de Sévigné était
une femme de lettres
Madame de Sévigné se nommait
Marie de Rabutin-Chantal, femme de lettres,
qui naquit à Paris le 5 février 1626 d'une
famille aisée.
Son père, le Baron de Chantal,
fut tué à la guerre le 22 juillet 1627 et sa
mère née Coulanges mourut en août 1633.Elle fut confiée à ses grands parents maternels qui
disparurent à leur tour. Son oncle maternel,
Philippe de Coulanges prêtre à Livry en prit
la tutelle.
Elle était très belle et
séduisante en plus d'avoir une belle fortune.
Son cousin Bussy voulait l'épouser mais le
futur cardinal de Retz proposa le marquis de
Sévigné un noble de Bretagne. Les noces eurent
lieu à Paris le 4 août 1644.
Ils revinrent à paris en 1646
et une fille vint au monde le 10 octobre. On
la nomma Françoise. En 1648 naquit leur fils
Charles.
A Paris, Madame de Sévigné
fréquenta l'Hôtel de Rambouillet pendant ses
meilleures années. Mr de Sévigné très galant
et indiscipliné, se fit tuer en duel le 4
février 1644.
Les soupirants étaient
nombreux, on peut compter parmi eux, Turenne,
le prince de Conti et même le surintendant
Fouquet. Cela faisait beaucoup jaser, mais
Madame de Sévigné se consacra aux soins de ses
enfants.
Elle vivait à Paris et
recevait des amis bien choisis comme
Mme de la
Fayette,
la Rochefoucauld, Emmanuel et sa
femme, le Cardinal de Retz pour ne nommer que
ceux-là.
Elle allait parfois à la Cour
et ramassait tout ce qu'elle pouvait des
conversations qu'elle entendait et s'en
servait pour écrire ses fameuses lettres. Elle
commença à écrire ses lettres à l'âge de 45
ans. Elles étaient surtout adressées à sa
fille qu'elle idolâtrait, mais aussi à
d'autres personnes.
Elle fut atteinte de
rhumatismes et voyagea à plusieurs endroits
selon le climat. Elle aimait visiter sa fille,
mais celle-ci était hautaine, froide et
indifférente et des conflits en résultaient
souvent.
Lorsque son fils se maria,
elle partagea tous ses biens entre ses deux
enfants en ne se réservant que quelques rentes.
Elle était bonne mais ne s'attendrissait pas
inutilement. L'amour n'était pas non plus un
point sensible chez elle, mais l'amitié tenait
une place essentielle dans sa vie.
Elle lisait beaucoup. Des
auteurs comme Rabelais, Montagne, Pascal, St-Augustin
et Bossuet.
Le recueil de ses lettres est
le plus important et le plus remarquable du
XVIIe siècle. Elle nous fait connaitre la Cour
et le monde de ce temps comme personne n'a pu
le faire mieux qu'elle.
En 1696 s'étant rendue à
Grignan pour soigner sa fille très malade,
Madame de Sévigné mourut le 17 avril. Son
corps repose sous une dalle de l'église Saint
Sauveur à Grignan.
|